la vie humaine en vaut le coût

Le vie humaine en vaut le coût

Même si l’idée d’attribuer une valeur économique à la vie humaine peut paraître inacceptable d’un point de vue moral, cela se pratique couramment dans l’élaboration de politiques. En effet, notre société fait face à de nombreux risques qui affectent des vies humaines, notamment dans certains domaines tels que la santé (Covid-19), les catastrophes naturelles, les transports (accidents de la route, maritimes et aériens) ainsi que la sécurité au travail.
On ne cherche pas à éliminer complètement tous les risques mais on doit les compenser et les gérer efficacement. Les autorités publiques doivent donc déterminer le budget optimal devant être consacré à chaque projet dans le but de réduire les risques.

Cette valeur de la vie humaine est donc déterminée sur la base de la somme d’argent qu’une collectivité est prête à dépenser pour éviter une mort.
C’est également une estimation qu’utilisent les assureurs pour calculer les risques auxquels ils sont exposés, et donc fixer les primes.
En France, le prix d’une vie humaine est évalué à trois millions d’euros. Autrement dit, on pourrait considérer comme « rentable » toute dépense publique inférieure à cette valeur et permettant de sauver une vie.
Ce prix est loin d’être le même dans tous les pays. Aux États-Unis par exemple, il est de dix millions de dollars. Et on constate que plus un pays est riche, plus le prix de la vie y est élevé. En fait, il y a une relation entre le PIB par tête et le prix de la vie retenu par les assureurs et l’État.

Dans la cadre de la pandémie liée au covid-19, les nombreux travaux des économistes sur le prix d’une vie humaine prennent un relief nouveau. En effet « La santé n’a pas de prix ». C’est ce qu’a affirmé Emmanuel Macron le jeudi 12 mars 2020, lors de sa première allocution à la nation à propos du covid-19. A plusieurs reprises il a proclamé que le gouvernement mobilisera tous les moyens nécessaires, quoi qu’il en coûte.
Cela signifie donc que le prix d’une vie est devenu illimité. D’ailleurs, dans les jours qui ont suivi, l’État a mobilisé des centaines de milliards d’euros au risque de provoquer une énorme récession.
On a donc choisi la santé plutôt que l’économie car, évidemment, la vie humaine en vaut le coup et le coût.
Toutefois on peut malheureusement anticiper l’impact négatif d’une forte récession. Est-ce qu’elle ne tuera pas plus que le virus du fait de la précarité, la malnutrition, le mal logement et la détérioration de la santé ? L’avenir nous le dira ….

Sources : calcul de la valeur statistique d’une vie humaine (erudit.org) / Chronique de François Lenglet sur RTL le 6/04/2020

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